Et ça n'a rien à voir ! Mais c'est ce qu'il y a de bien dans le cinéma non ?
D'un côté le gros blockbuster frissonesque du moment (enfin normalement), de l'autre, le petit film indépendant par excellence.
En bref,
Coverfield aurait pu être un très bon film. Mais ces nilgauts ne poussent pas le smiblick à fond. En dépit d'une mise en scène plutôt sympa (caméra à l'épaule à la blair witch - les dix premières minutes restant les plus intéressantes avec la mise en place des lieux et personnages), et d'un montage réussi (l'alternance de scènes passées et présentes via la caméra est une excellent idée), le film ne réussit pas à nous faire décoller. Même pas peur ! Alors on s'amuse à repérer les incohérences et inepties en tous genres. On analyse la matière du monstre gluant qui déborde sur l'écran, on critique intérieurement le travail des doubleurs qui est vraiment mauvais (n'allez pas le voir le film en VF), on se demande comme fait une jeune femme pour courir si vite au milieu des gravats avec des talons aiguilles, on rit aussi ! De l'entertainment certes, mais de l'entertainment qui aurait pu nous offrir un peu plus. Dommage...
Et puis il y a Juno. Réalisé par Jason Reitman, à qui l'on doit le plutôt pas mal Thank you for smoking. Juno à l'affiche duquel on retrouve entre Ellen Paige, Jennifer Garner ou JK Simmons. Juno où l'histoire d'une toute jeune adolescente de 16 ans qui se retrouve enceinte accidentellement... Pas besoin d'en dire plus, le film s'en charge. Excellent scénario, dialogues truculents servis pas des acteurs principaux et secondaires géniaux (des parents de Juno en passant par son "petit ami"),mise en scène impeccable. On ressort tout sourire, tout heureux de ce moment passé avec la demoiselle. Meilleur encore que Little Miss Sunshine, c'est dire !
Voilà comment je me sens depuis que monsieur le kiné m'a tripoté le cou. Problème cervico-scapulaire paraît-il (rien à voir avec les Montaigu, hahahaha je suis drôle) . Problème qui faisait
que je me prenais pour Sarkozy ces derniers temps : haussement d'épaules réguliers, remuage de cou permanent, bref, gène pénible. La solution à tous les maux : kinésithérapie. Premiers
rendez-vous super agréables, lampes à chaleur et super massages. Le bonheur. Jusqu'à ces deux dernières séances... Outch ça fait mal. Pas spécialement sur le moment, mais aujourd'hui, plus moyen
de tourner la tête. Espérons ça calme mes gigotages intempestifs...
Pour le reste, c'est le printemps non ? Les oies sauvages ont déboulé dimanche. On va pouvoir sortir les maillots de bain (optimiste moi ? toujours).
Des jours, des semaines, des mois à cogiter, remuer, ruminer. Des cauchemars en pagaille jusqu'au fameux jour J.
Mercredi 20 février
Départ en convoi à 10h30. La troupe au grand complet : Séraphin et JP à mes côtés, Denis et Alex derrière nous.
Le temps est plutôt pourri mais heureusement, la discothèque du maître nous accompagnent : le dernier album de Sia, Clare and the reasons, Orwell, j'en passe et des
meilleurs. Petite pause sandwich à Reims et nous voilà repartis n direction de l'hôtel Ibis afin de prendre possession de nos chambres.
14h30. Clés en poche. Monsieur Tom Tom poisson pilote nous indique une direction qui nous conduit directement dans un parking. Pas moyen de faire demi tour. Nous voilà coincé. Nous apercevant que les 15 premières minutes sont gratuites, nous traversons le parking jusqu'à atteindre barrière de sortie. J'introduis le ticket. 1,50 euros ! J'appelle le gardien pour lui dire que c'est une erreur.
-Bonjour monsieur, excusez moi, je suis perdue, j'ai simplement traversé le parking. Pouvez-vous m'ouvrir ?
-C'est 1,50 euros la traversée (super sec) !
- (....) Mais monsieur, je ne vais pas payer 1,50 euros. J'ai juste traversé le parking. C'est une erreur. Je ne suis pas d'ici, je suis juste allée prendre ma chambre à l'hotel, je me suis
perdue...
Et là, le mec super agressif
- Et bien moi j'ai 57 ans, et lorsque je vais quelque part je paie. Y en a marre des gens comme vous. Vous me prenez en otage. Je suis tout seul et je ne peux même pas vous envoyer un
technicien...
-Mais monsieur...
-Grumbl..%@#######graouuuu***##"
La barrière s'ouvre...
Tchi Tcha...
Trois quart plus tard, nous voilà garé dans un parking avec de gentils gardiens (en tous cas on l'espère).
On arrive au Sentier des Halles chargé comme de mulets. Super jolie salle, en caveau, pierres apparentes. Kel et son équipe sont déjà là. L'heure est aux balances. La notre a
lieu vers 18h. On speedouille rapidouille. Alex s'occupe du son pendant que Jackote gère les lumières de main de maître.
19h... On a encore rien mangé et on joue dans une heure. La pression se fait sentir. La pression se fait même carrément sentir. Pas faim. Boule au ventre. Le trac. Oh ! My ! God ! S'ajoute à cela
mon éternelle indécision quant à ma tenue. Chemise ou marcel, marcel ou chemise, blanc, noir, noir, blanc... je ne sais décidément pas quoi faire et ce ne sont pas les avis, qui divergent de
toute part, qui me rassurent (on notera tout même que, deux jours plus tôt, je passais trois heures dans un boutique pour trouver "La" tenue idéale. Boutique de laquelle je suis ressortie avec 2
robes, (dont je passerai le prix exhorbitant sous silence ), robes, qui, au final, sont restées, dans mon armoire ! Chercher l'erreur... Oui je suis une fille !!!!). 20h55. Habillée enfin je
suis. Il était temps. Mais ça n'enlève en rien à mon stress.
20h10. 60 personnes dans la salle. On nous indique qu'il est l'heure. Ahahahahahahahaaaaaa.
Je rejoins Séraphin et Jean Pascal sur scène, ma boule à facettes à la main. Objectif, la déposer sur son tabouret. Je n'y vois rien et il me faut bien 20 minutes (le temps s'est soudainement
figé avec le trac) pour la fixer. Opération réussie, j'entends rires et applaudissements, me voilà rassurée. Le concert peut commencer. Une heure ! Une heure de bonheur. Une heure d'un premier
concert parisien gravé à tout jamais dans ma mémoire. Parce que le public était d'enfer. Parce que ce public justement, était composé, pour beaucoup, d'amis réels (venus pour certains de très
très loin) mais aussi d'amis virtuels, qui ne le sont plus désormais (de my space, des forums ou de partout ailleurs sur le web), qui m'ont fait confiance dès leur première visite sur ma page, et
qui m'ont soutenu jusque là ! De vrais belles personnes ! Alors je redis ici ce que j'ai déjà écris sur my
space : Merci, infiniment, à vous tous, du fond du coeur, parce que ce concert était bel et bien merveilleux grâce à vous. J'ai beaucoup de chance.
Voilà qui est dit.
Et puis comme c'est mon blog et que je fais ce que je veux, je me prends 5 minutes pour Marion Cotillard et je remercie aussi, 1000 fois :
Mes deux chicken
Denis Meyer
Alex for the good sound
Jackote pour les beautiful light
François Michaud pour la guest star qui déchire
Et mister Cat pour l'aller-retour d'anthologie
Parce que là aussi, j'ai beaucoup de chance. Une équipe pareil à mes côtés c'est Waouuuu !
C'est la tête dans les nuages que j'ai ensuite papoté avec tout le monde avant de rejoindre Kel sur scène pour un titre de Brassens (merci), titre qui m'en avait déjà fait baver des ronds de chapeaux il y a quelques mois.
Après, il a fallu ranger nos petites affaires et rentrer à l'hotel la tête pleine de merveilles. Dur de trouver le sommeil même fatiguée.
Jeudi 21 février
Petit déjeuner copieux, petit tour dans un magasin de musique, mac donald et retour à la maison. Un gros vide se fait sentir tout d'un coup. Aventure magnifique. Gageons qu'il y en ait d'autres.
ps : Merci à Kinnie pour la rose et à Barbara pour les petits beurre ;)
ps2 : Je passe sous silence l'anecdote de Séraphin et son I-Phone...
Crédit photo : Tristan
Superbe soirée jeudi soir dernier
à L'Emile Vache à Metz.
A l'affiche, les incontournables Orwell suivi de Cascadeur.
Un bien joli lieu, hyper chaleureux, des amis, et de grands grands musiciens.
Un vrai bonheur de voir enfin Orwell sur scène. Parce que j'adore Jerôme et Thierry (que j'ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années), parce que leur pop est délicieuse, parce
que Cascadeur est leur clavier, parce qu'il y a tout plein d'autres instrumentistes extras dont Jacques avec son xylophone géant (comment ça s'appelle ce truc?), parce que les voir
sur scène m'a fait prendre d'avantage encore la mesure de leur talent. Alors voilà. Je n'ai qu'une chose à dire, achetez leur album ! Moi c'est fait.
http://www.myspace.com/orwellfrenchband
***
Et puis après Orwell, il y a eu Cascadeur. Cascadeur que j'ai découvert sur le site CQFD des inrockuptibles sans savoir qui il était. Cascadeur qui m'a laissé sans voix. Cascadeur qui m'a bouleversé dès ses premières notes. L'électrochoc dès la première écoute. Ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Cascadeur vous dresse les poils des bras. Frisson permanent. C'est tout simplement GRAND !
Il faut écouter "The odyssey", "Walker" ou "The end". Et puis il faut le voir sur scène aussi. Entrer dans son univers (la photo ci-dessus donne un aperçu) et se laisser emporter par sa voix. Une voix d'ange, sortie de nul part, un piano divin, et cette touche d'électro juste ce qu'il faut. Le tout driver par un seul homme. C'est énorme.
Sur sa page my space Cascadeur "définit" sa musique comme Indie / Lyrique / Acoustique. Et c'est bien tout cela à la fois. Cet artiste est un génie qui m'a fait monter les larmes aux
yeux. Alors un seul mot : Merci !
http://www.myspace.com/cascadeur
Ps : Aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon grand-père. 86 ans ! Avec toutes farces qu'il nous a faites, ça aussi c'est énorme. Happy Birthday Apou ! Et puis c'est aussi l'anniversaire de Steph. Tout pareil pour toi miss.
Et c'est déjà mercredi 20 février à 20h, à Paris (métro sentier) !
My god, quelle pression !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (même pas peur d'abord, gloups !)
Ahahahahahahahahahhaahhhahahahaahahahahhaaaaaaaaa
Vous venez ????






