Mais que fait la police ?
Hé bien, elle m’hallucine ! Gravement. Elle me fait peur même.
Tentative d’explication.
Samedi soir, petite soirée des plus agréables pour fêter les 51 ans d’un ami (que je nommerai F. pour l’occasion). Surprises, petit concert, dîner arrosé de quelques bulles, bonne ambiance, bonne humeur. Bref, on est bien.
2h et des brouettes, voici venu le temps de quitter les champs (la demeure où nous sommes se trouve en pleine campagne, on y fête d’ailleurs le feu de la Saint Jean quelques centaines de mettre plus loin), notre ami nous raccompagne à notre voiture garée juste en face.
Et là, alors que nous nous disons tranquillement au revoir, déboule à une vitesse incroyable deux voitures de police qui stoppent brutalement devant de la maison. Pas moins de huit agents de police sortent en « trombe », nous laissant complètement bouche bée. L’un d’entre eux se précipite vers la maison de F. et entre sur le pallier (la porte étant restée ouverte). Ebahi, F. demande à l’agent ce qu’il est en train de faire. Ce dernier répond que ce n’est pas une heure et qu’il y a trop de bruit. F. précise qu’il a averti le maire ainsi que les voisins, qu’il fête simplement ses 51 ans. Halluciné par cette intervention complètement disproportionnée, il entre chez lui afin de couper le volume de la chaîne hifi.
De retour parmi nous, il nous fait part de son étonnement et de la folie de cette situation. L’agent prend part à la discussion, expliquant sèchement qu’il n’y a pas que ça, qu’une personne s’est faite agressée non loin d’ici. S’il y a amalgame, F. rétorque que ce n’est toutefois pas son problème et que ce n’est pas une raison pour débarquer chez les gens comme ça. Il fête son anniversaire et il a, une fois encore, toutes les autorisations. Agacé, l’agent de police demande à F. de lui présenter ses papiers. On commence doucement à entrer dans la quatrième dimension. Pendant que F. recherche sa carte d’identité à l’intérieur, l’agent me fait remarquer qu’à la prochaine réflexion de mon ami, il l’embarque. Je me demande s’il est sérieux. Il a l’air. Butté surtout. Avec l’envie de faire montre de sa virilité, de prouver qu’il incarne la loi et que face à la loi, il n’y a pas à la ramener. L’agent ne souhaite qu’une chose, que F. « la ferme », qu’il face profil bas alors qu’il vient de débarquer comme un justicier, comme si F. était un criminel. Bref, F. revient. Complètement bouleversé. Il leur explique qu’il est sensible (et dieu sait qu’il est sensible notre F.) et que vraiment, ça a lui a foutu les jetons. Le ton monte. L’agent ne supportant décidément pas que F. donne son opinion. Welcome big brother, l’agent prend sa décision et choisit l’option poste de police. Trois agents attrapent F. qui se débat tant bien que mal et se retrouve menotté dans le véhicule ! Menotté. La pure hallucination. Le roman de science fiction. La folie de chez folie.
Ni une ni deux, j’appelle au secours. Tout le monde sort de la maison et encercle la voiture afin d’empêcher les agents d’aller au poste… F. sera libéré au bout d’une heure de négociation entre l’agent « fou » et les différents membres de la famille (on notera par ailleurs qu'après cet épisode, les gendarmes n'ont pas manqué de se planquer dans un coin et d'attendre un à un tous les invités afin de leur faire souffler dans le ballon. Pas de bol, personne n'a été contrôlé positif).
Le pire dans tout ça. C’est que notre F. s’est retrouvé convoqué au poste le lendemain après midi. 4 heures d’interrogatoire (les mecs doivent se croire dans « Heat » ou je ne sais quoi). 4 heures au terme desquelles il s’est pris plusieurs plaintes aux fesses ! Le monde à l’envers
C’est donc telle Zora la rousse mixé à Wonder Woman, je m’en vais demain matin, rétablir la vérité (car il faut voir le tissu de conneries que les gendarmes ont balancé après ça) et balancer mon témoignage à ce sale con gendarme.
Après Jean Claude Brialy, le capitaine X a du souci à se faire. Pourvu qu’il refuse d’acheter mon CD !!!!
Sans déconner, quand on a la situation qu’on a et qu’on assiste à cela, on se dit que ça ne doit pas être évident pour toutes et celles et ceux qui vivent dans des quartiers difficiles. C’est un gros foutage de gueule.
Alors les gars, faites votre boulot, éradiquez la délinquances, coupez la b… aux violeurs d’enfants, et attrapez moi tous ces terroristes 2merde, mais cessez de jouer les cow boy starsky et hutch devant les personnes en situations d’infériorité. Faites votre boulot, c’est tout ce qu’on vous demande.