Cashback !
Donnant donnant. Cashback.
Cashback c'est un film. Le premier de Sean Ellis, photographe de mode (pour Vogue, Dased ou Confused...), puis réalisateur de deux films courts dont, Cashback, prix du meilleur court-métrage dans 12 festivals internationaux. Un succès qui lui donne envie de pousser la réflexion un plus loin, et de faire de Cashback un long.
J'avais littéralement craqué sur la bande-annonce à l'époque. Et puis j'ai loupé sa sortie. A nouveau, je suis restée scotchée devant l'affiche (ou jaquette du DVD). C'est drôle comme les films indépendants sont immédiatement identifiables par leur affiche. Little miss sunshine, Eternal sunshine, les films de Hal Hartley, Jarmush, Lost in translation... Indéniablement le design de l'affiche interpelle (souvent épuré, sur fond blanc, jouant avec les lignes...) et qui nous chuchote : "Eh ! Je suis un petit film indépendant comme tu les aimes". Et ça n'a pas loupé. Ce film là réunit tous les ingrédients qui font que je considère un film comme "Grand. Qui font que je vais acheter le DVD, et ne pas me lasser de le voir et le revoir encore et encore.
La recette, qui chez moi, fait effet :
Un bon scénario, un brin original mais finalement emprunt de classicisme
Un bande-son superbe, en parfaite harmonie avec l'image
Une image justement, parfaitement gérée, léchée. Des jeux de couleurs, de lumière... cadrage élégant, à l'épaule ou calibré au millimètre. Usage du grand-angle, juste un peu...
Un montage original, juste ce qu'il faut. Intelligence du ralenti et de l'accéleré, ellipse, flash back, aparté...
Un narrateur, souvent, qui nous emporte avec lui...
Et bien sur des acteurs, à la hauteur de tout ce que leur offre le scénariste - metteur en scène
Ajouter à cela une dose d'onirisme, et le charme opère.
J'étais restée sur ces derniers films :
American Beauty
Big Fish
Donnie Darko
Eternal Sunshine of a spotless mind
et Garden State (même s'il est bourré d'imperfection)
Voilà aujourd'hui Cashback. Un régal !