Chagrin d'école
Nous y voilà madame lapin ! "Chagrin d'école". Le dernier Daniel Pennac. Récupéré la semaine dernière avec une petite dédicace à mon attention. Un petit personnage brandissant une pancarte sur laquelle on trouve inscrit : "Vive Alice". Hyper fière.
Alors bien sur, je l'ai lu. Impatiente que j'étais. 1h20 pour engloutir la première moitié dans le TGV du retour. J'y retrouve beaucoup de "Comme un roman", et j'accroche d'emblée. Touchée par cette enfance, par ces petits rien, par cette vision du cancre, et par cette pédagogie dont il usera plus tard en tant que professeur pour aider ces mêmes cancres justement. Cancre qu'il était lui-même. Cancre qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui.
Et puis arrive la deuxième moitié. Et là, c'est le drame. Je me lasse. Je m'ennuie. Je n'y vois plus qu'une réflexion sur le milieu scolaire. Un outil pédagogique plus qu'un roman. Moi qui aurait voulu en savoir tellement plus sur ton enfance, sur ces professeurs, si rares, qui t'ont aidé à t'en sortir, sur ces chagrins d'école. Mais finalement, tu ne nous parles plus que de toi, toi, le professeur. Et des cancres que tu as côtoyés. Et je décroche. Parce qu'une fois encore, je perds la dimension romanesque qui me tenait en éveil.
Alors je t'en veux Daniel. Tu permets que je t'appelle Daniel. Parce que toi qui m'a appris à sauter des lignes, voilà que j'ai failli sauter les tiennes (je crois même l'avoir fait mais je n'ose pas me l'avouer). J'en suis malade. Mon dieu ! Mais pourquoi m'avoir fait un coup pareil. Je râle, je râle. Je boude. Mais je suis quand même très heureuse que tu ais reçu le Prix Renaudot. Preuve que d'autres y ont trouvé leur bonheur. Moi je préfère celui des Ogres...